Villas Agricoles Rustiques autres...    

Brève histoire...

Rome, dans ses intentions d'expansion sur ses frontières et domaines, s'est retrouvée engagée dans diverses entreprises de guerre, au-delà de la Méditerranée et sur Méditerranée même. L'intention principale était précisément de dominer toute la ceinture méditerranéenne et les villes qui lui font face, de les contrôler et donc de diriger les échanges et les activités.
Avec les guerres Samnites, l'intention était de dominer les terres fertiles de l'intérieur des Apennins, et également de contrôler toutes les régions de la Campanie qui étaient célèbres pour leur fertilité. Parmi les nombreuses, la Plaine du Vesuve, caractérisée par l'agro qui allait d'Oplonti à Boscoreale, en passant par Pompéi Sarnum, Stabiae Nuceria, et d'ici, s'élargir ensuite jusque dans la partie sud de Salerne. La plaine du Vésuve était caractérisée par plusieurs points très favorables, tout d'abord extrêmement fertiles pour la présence du Vésuve et du fleuve Sarnum, puis la présence de plusieurs ports capitaux à des fins militaires et agricoles et de débarquement pour la navigation, Pompéi, Oplonti, Stabiae et Neapolis même jusqu'à Misene, ils constituaient ici un lieu très convoité de Rome: une alliance fut décidée et cela rapprocha ces Plaines et son peuple de Rome; se sentant protégés, ils pourraient développer de plus en plus l'agriculture locale déjà florissante et ouvrir de nouveaux marchés d'échange et de vente; des fonds fonciers ont été créés et alloués avec la création de grands arrêts de production agricole. Les gens d'ici se sont vite sentis de moins en moins Samnites et de plus en plus de Romains demandant leur reconnaissance continue à Rome même. Cela provoque un conflit social qui s’élargit de plus en plus, jusqu’à ce qu’il devienne une véritable série d’émeutes. Rome ne pouvait certainement pas gérer cela, entre autres choses le commerce lui-même était grandement affecté. Elle a donc été contrainte d'envoyer la flotte de Silla pour calmer les esprits et les émeutes. Silla s'est installé dans le port protégé de Misene d’où il avait le control de tout le golfe jusqu'à Sorrente.

Après la guerre sociale, Pompéi, rebelle contre Rome, est assiégée puis conquise par les troupes de Sillan en 89 av. et en 80 une colonie de droit romain a été déduite déclarant Pompéi "Colonia Cornelia Veneria". L'aristocratie de la vieille ville a été enlevée, même brutalement, après avoir été expropriée du terrain. Les murs urbains, qui avaient épuisé leur fonction défensive, étaient utilisés du côté panoramique vers la mer comme support de belles maisons d'habitation pour les riches Romains.
A partir de ce moment, la ville sera pleinement insérée dans tous les événements du monde romain et en effet ce sera elle-même et ses environs choisis par de nombreux riches Romains comme lieu de villégiature où souvent la partie résidentielle des villas qui y sont plantées ou ils achètent est combiné avec une partie qui est également productive pour exploiter les ressources foncières d'un territoire qui était même très fertile à l'époque.
Pendant la période coloniale à Pompéi, de nombreux bâtiments publics importants ont été construits, encadrés dans le contexte d'une architecture "de régime", intervenant par exemple dans le Forum de la ville, où l'ancien temple de Jupiter devient Capìtolium et où des espaces et des bâtiments ont été définis. pour la vie administrative et commerciale. Ces innovations et créations entrent également dans le domaine des ralentissements agricoles où la production de toutes sortes a considérablement augmenté.

Silla instaure une atmosphère de calme et de confiance dans la plaine, et cette «paix sociale» encouragera grandement le travail et la collaboration, favorisant par conséquent la formation de grands domaines agricoles et où le commerce sera affecté. Grâce aux colonies militaires de Silla sur l'Ager Pompeianum, vétérans des anciennes guerres romaines et des batailles, la région recevra du personnel et du travail supplémentaire; environ 47 000 légionnaires se sont installés dans la région et notamment dans la Plaine, chacun recevant une parcelle de terre, dans le but de l'agrandir et de les faire produire et fructifier  apportant richesses à la région et donc à Rome.
Cette agriculture, également favorisée par la douceur du climat, apporte tant d'avantages aux Propriétaires  et aux colons ouvriers; la richesse accumulée des deux côtés, au point que ces anciens combattants, les propriétaires se sont enrichis, ont pris des titres nobles, entre autres, parfois faux, et ils se sont éloignés de la gestion de telles fermes que le moment avait considérablement augmenté. Ils se sont ensuite éloignés de ces terres et les ont vendus à des gents locales  enrichies. Ils préféraient s'installer en ville, ou dans des colonies éloignées en dehors de l'Italie où il était plus facile de vivre sous le protectorat de Rome.

Les populations locales sont donc devenues de plus en plus riches en devenant propriétaires d'immenses parcelles de terrain et où l'immense Fermes garantissait une production et des profits au point que ceux-ci prenaient de plus en plus l'image de Villae Risticaes, des espaces de travail avec des villas résidentielles de luxe à proximité.
Pour Pompéi il est permis de penser que, dans cette Plaine du Vésuve, s'est déroulé un processus analogue à celui que Cicéron rapporte pour les terres de Campanie assignées aux vétérans de César. Elles furent abandonnées et passèrent à une poignée de gens,  "ad paucos", qui contrôlaient ainsi des terres s'étendant  loin, et que cultivaient des labou­reurs inconnus. Ce sont les "infinita spatia villarum" dont parle Tacite qui nous renseigne à propos de vétérans de Tarente et d'Antium sur les raisons de cette désaffection : les vétérans ne remédièrent pas à la dépopulation de ces villes, car ils se dispersèrent presque tous dans les provinces où ils avaient fait leur service comme il n'était pas dans leurs habitudes de prendre femme et d'élever des enfants, ils laissaient leurs maisons vides et sans postérité. Dans le cas de Pompéi, rappelons le départ pour la "Numidie ciréenne" de nombreux Pompéiens, attirés par des lots de colonisation plus importants ou par l'espoir de faire plus de bénéfices en qualité de "negotiatores". Ainsi fut atténué et même oublié le fractionnement de la propriété. 

Ce fut sans doute un moment de panique, mais les esprits se ressaisirent vite : certains nouveaux propriétaires même disparurent, comme les Porcii ou les Quinctii qui ne sont plus mentionnés par l'épigraphie pompéienne. Il s'agit maintenant de connaître l'étendue de cette grande propriété pompéienne.
Nous connaissons aujourd'hui une quarantaine de villas campaniennes  autour du Vésuve et il nous est possible de préciser comment se comportaient les propriétaires ruraux. Lorsque le propriétaire est un membre de la famille impériale, comme pour la villa suburbaine de Boscotrecase le fut Agrippa Postumus et avant lui son père Agrippa, il est bien évident que l'auguste maître ne réside pas de façon continue et qu'il ne fait une apparition qu'au moment où, par exemple, la vendange bat son plein. Il s'agit en général de maisons luxueuses, aux riches pavements de mosaïque et de marbre, abondamment décorées de peintures, et pourvues de toutes les commodités rendant agréable un séjour, fût-il unique et assez court. Les appartements du maître sont bien séparés du  quartier  des travailleurs. Les combinaisons, pour diverses qu'elles se présentent à Boscotrecase chez Agrippa Postumus ou dans des villas voisines, offrent toujours l'image d'une ségrégation sociale et d'une exploitation de type capitaliste. Le propriétaire est un aristocrate homme d'affaires qui habite Pompéi ou Rome et qui sait tirer les meilleurs revenus de la vente du vin ou autre.

A côté de ce type de "landlord " non résident, nous rencontrons un type de propriétaire plus modeste, qui habite pendant toute l'année une maison construite pour ses aises et pourvue d'un certain confort. Un tel propriétaire vend par exemple du vin au détail pour ces finances, mais il vend sa production aux grandes fermes aussi contribuant ainsi a la production de cette deuxième ferme. Nous connaissons aujourd'hui ces grandes et petites fermes car des travaux de fouilles furent commencés des le 17° siècle, mais une fois compris que ne s'agissait pas d'un prolongement d'une cité, ils furent re-interrés  avec intention de reprise successive. Avec le temps l'oubli a éloigné le souvenir de ces Villas Rustiques, pour les quelles reste peut être juste un schéma ou une petite description. Aujourd'hui le désir est de les redécouvrir pour mieux connaître.

     Villas Rustiques retrouvées...     

A Suivre......